LE SACRIFICE D'UNE REINE
de BL Miller

 

 

Partie 4

 

Xena commença à délacer la tunique blanche qu'elle portait depuis qu'elles étaient arrivées dans le village. Dans cette chaleur intense, cela aurait été du suicide de continuer à porter le cuir brun quand il y avait une façon moins chaude de se couvrir. Les petites mains de Gabrielle se posèrent et recouvrirent celles de la guerrière. "Laisse-moi faire." dit-elle. Xena laissa retomber ses bras le long de ses flancs, s'armant pour supporter la délicieuse expérience qui allait se dérouler. Gabrielle ouvrit sa tunique et la glissa le long des épaules de Xena, exposant le torse de la guerrière à ses yeux. Elle avait déjà vu Xena nue auparavant, mais jamais à cette distance, à moins qu'elle ne fût couverte de sang. A la lumière de la chandelle, le corps de la guerrière luisait d'une beauté que Gabrielle ne lui avait jamais vue auparavant. Ses yeux regardaient sans honte le buste de Xena, remarquant chaque cicatrice évanouie ou pas encore évanouie. Elle se lécha inconsciemment les lèvres quand son regard tomba sur les tétons sombres au sommet des seins pleins et ronds.

 

"Respire, Gabrielle." Une barde effrayée réalisa qu'elle avait en effet retenu sa respiration, si plongée qu'elle était dans l'étude de la femme en face d'elle.

 

"D-Désolée. J'étais juste en train de ... " Elle bégaya et rougit furieusement. Xena gloussa et arqua son sourcil en voyant la barde rougir.

 

"Je sais ce que tu étais en train de faire, Gabrielle." la taquina-t-elle gentiment. "Je ne veux simplement pas que tu tombes dans les pommes par manque d'air." Gabrielle s'avança rapidement et enveloppa ses bras autour du cou de Xena, amenant la bouche de la grande femme à la sienne. Ses lèvres parlèrent de la passion qui brûlait en elle. La langue curieuse de la barde écarta les lèvres empressées et explora la bouche de Xena. Ses lèvres revinrent encore et encore à celles de Xena, essayant d'étancher ce qui semblait une soif insatiable pour la bouche de la guerrière.

 

Elle pressa son corps contre celui de Xena, sentant la chaleur entre elles passer à travers la tunique qu'elle portait toujours. Elle s'émerveillait de la douce pression des seins de Xena contre son corps, de la chaleur de son souffle, du battement de son cœur dans sa poitrine. Ce ne fut que lorsqu'elle sentit les jambes de Xena trembler légèrement que Gabrielle relâcha sa prise et recula. Elle fit glisser ses bras et les retira du cou pour tenir les avant-bras.

 

"J'aime t'embrasser, Xena." La voix de Gabrielle était légèrement rauque. Incapable de résister, elle retourna pour un autre baiser rapide. "Oui, j'aime vraiment," dit-elle doucement.

 

"L'eau va refroidir." dit Xena en regagnant l'usage de sa voix. Elle tendit le bras pour aider Gabrielle à ôter sa tunique, puis se souvint et recula. La barde le remarqua, mais ne dit rien. Elle avait une autre décision à prendre.

 

"Euh, allons là-dedans." Elle recula d'un pas et attendit. Xena comprit le message et enleva sa jupe et sa culotte. Elle allait se diriger vers le baquet quand elle vit le regard dans les yeux de Gabrielle. Cela la figea. "Par les dieux, tu es magnifique." dit Gabrielle remplie d'admiration devant la vision devant elle.

 

"Seulement à tes yeux, Gabrielle. Seulement à tes yeux." répondit-elle.

 

"Seuls les miens importent."

 

Gabrielle garda les yeux fixés sur Xena pendant qu'elle se déshabillait. Elle remarqua avec quelque soulagement qu'il n'y avait pas de faim dans les yeux bleus, mais seulement une douce gentillesse mêlée d'inquiétude.

 

"Veux-tu que je me retourne ?" proposa doucement Xena.

 

"Non." Gabrielle abaissa sa tunique et observa la réaction de Xena. La guerrière jeta un coup d'œil aux doux globes, mais son visage ne trahit aucune émotion. Gabrielle avait besoin de savoir. "Dis quelque chose, Xena." La femme aux cheveux corbeau dut avaler avant de pouvoir parler.

 

"C'est toi, mon amour, qui es magnifique."

 

"J'avais peur..." Gabrielle baissa les yeux à ce souvenir douloureux. "J'avais peur que tu ne me... trouves pas..."

 

"Je te trouve magnifique, et désirable." Xena n'était pas sûre si elle devait dire cela, mais elle pensait que Gabrielle avait besoin de l'entendre. L'expression de soulagement sur le visage de la barde lui dit qu'elle avait bien dit la bonne chose.

 

"Et c'est toi qui dis que je me débrouille avec les mots." gloussa Gabrielle en allégeant l'atmosphère. Elle ôta rapidement le reste de ses vêtements, se détournant légèrement quand elle abaissa sa culotte. Elle remarqua avec reconnaissance que Xena avait trouvé une tache sur le mur plus intéressante qu'elle à ce moment-là. C'était comme si la guerrière pouvait lire son esprit et reconnaître son humeur. Elle grimpa rapidement dans l'eau toujours chaude, plongeant jusqu'à ce que ses épaules fussent recouvertes. "Ahh." soupira-t-elle. "Oh, Xena. Viens, l'eau est bonne.

 

En étant la Reine, Gabrielle avait le luxe d'avoir un large baquet. Il était assez large pour qu'elles y fussent assises confortablement côte à côte. Il était aussi long que Xena était grande, leur donnant suffisamment d'espace pour y bouger à l'aise. Gabrielle glissa vers l'avant, indiquant à Xena de grimper derrière elle. La guerrière s'exécuta rapidement, glissant ses jambes le long de celles de Gabrielle, faisant un joli creux pour que la barde s'y adossât. Xena recula en glissant son corps jusqu'à ce qu'elle sentît la fermeté du baquet contre elle. Gabrielle recula son corps jusqu'à ce qu'elle sentît la douceur des seins de Xena contre elle. La barde laissa échapper un soupir quand leurs peaux se touchèrent, tout à la joie de la guerrière qui faisait tout ce qu'elle pouvait pour ne pas joindre leurs corps ensemble elle-même. Gabrielle se pressa elle-même plus fortement avant de reposer son corps contre le corps maintenant tendu derrière elle. "C'est bon." Elle posa sa tête contre la puissante épaule derrière elle, laissant les tresses de miel tomber sur la peau bronzée.

 

"Oui, c'est bon." murmura Xena en respirant l'odeur des cheveux de Gabrielle contre son visage. "Gabrielle, veux-tu que je te lave les cheveux ?"

 

Les tendres mots articulés si près de son oreille firent battre plus rapidement le cœur de Gabrielle. "Oui."

 

Le plus long lavage de cheveux de l'histoire d'Amazonia était en route dans le palais. Au lieu de plonger la tête de la barde sous l'eau, Xena prit le liquide dans ses mains en coupe et le laissa doucement dégouliner. Gabrielle murmura quelque chose comme ne-me-laisse-pas-m'endormir et Xena répondit quelque chose comme ne-pas-la-laisser-se-noyer. Les deux femmes gloussèrent alors que le doux lavage continuait. Le rinçage prit plus longtemps qu'il n'aurait dû, car, à nouveau, Xena utilisa ses mains pour prendre l'eau, plutôt que de plonger sous l'eau la barde.

 

Une fois que les cheveux furent lavés, Xena prit le savon et commença à laver gentiment les couches de saletés et de crasse derrière les oreilles de Gabrielle.

 

"Comment de telles petites oreilles peuvent-elles avoir tant de saletés ?" taquina gentiment Xena en continuant de gratter, provoquant un petit rire de la belle aux cheveux de miel. Gabrielle commença une conversation sans aucun sens pour combler le temps, tandis que les mains de Xena continuaient de laver son cou et ses épaules. Se penchant en avant pour lui donner un meilleur accès, Gabrielle donna silencieusement la permission à Xena de lui laver le dos. La barde commença un conte qu'elle avait déjà raconté à Xena auparavant. C'était une longue et amusante comédie que Xena appréciait habituellement.

 

Les doigts savonneux de Xena avaient depuis longtemps fini de nettoyer le dos de la barde. Ils couraient maintenant le long de la peau, grattant doucement et massant les muscles. L'histoire fut interrompue plusieurs fois par les petits soupirs de la barde. Xena souriait à chaque fois et se faisait mentalement la note de distraire la barde dans le futur. Gabrielle termina l'histoire, elle semblait avoir ajouter quelques parties vers la fin pour la tirer en longueur. Xena ne se souvenait pas de ces scènes auparavant. Elle prit cela comme un signe positif et sourit.

 

Elles échangèrent leurs positions et Gabrielle entama une autre histoire alors qu'elle pratiquait les mêmes rituels de nettoyage qu'elle venait juste de subir. C'était maintenant au tour de Xena de pousser des soupirs sous les gentilles administrations des doigts de Gabrielle sur son dos. Elle lavèrent le reste de leurs corps et descendirent de l'eau maintenant froide. Xena tendit une serviette pour qu'elle s'enveloppât dedans. Elle en prit une autre et commença à essuyer les cheveux de miel. Tendant la serviette pour que Gabrielle finît, Xena en prit deux autres pour elle-même et se sécha rapidement. Elle tendait la main vers une chemise propre quand elle sentit la main de Gabrielle sur son épaule. "Non." C'était dit doucement, presque comme une question. Xena déposa un petit baiser sur sa tempe et grimpa dans le lit. Gabrielle resta debout un moment et prit une grande respiration avant de grimper à côté de la guerrière nue.

 

"Mmm, tu es chaude." ronronna Gabrielle, blottissant encore plus son corps nu contre celui de Xena.

 

"Oui, je suis chaude." répondit Xena en enveloppant son bras autour de la hanche de Gabrielle, faisant bien attention de ne pas la serrer trop fort. Elle se maudit mentalement de la double signification de ses mots. "Désolée, je ne voulais pas le dire comme ça sonnait."

 

"Je sais que tu ne voulais pas, Xena. Tu as vraiment été très patiente avec moi. Je ne voulais pas te taquiner et avant que tu ne le dises, je sais que je le fais parfois." Elle roula pour faire face à la guerrière. "Mais je t'aime, je t'aime vraiment." Elle se pencha pour un baiser. Puis un autre. Et encore jusqu'à ce que les deux femmes fussent étourdies par l'échange. Gabrielle leva la main pour la poser sur la joue de Xena. Il y avait une question muette dans les yeux de la barde.

 

"Qu'y a-t-il ?" la poussa doucement Xena.

 

"Est-ce que je peux..."

 

"Tout ce que tu veux, Gabrielle." la pressa gentiment Xena.

 

Gabrielle abaissa sa main, passant ses doigts le long de la mâchoire puissante, puis descendant la gorge musclée jusqu'à la clavicule. Ses yeux ne quittaient pas ceux de Xena quand elle prit au creux de sa main le sein droit de Xena. Son pouce caressa le téton qui durcissait rapidement et les yeux de Xena se fermèrent involontairement à ce contact. Les yeux de la guerrière se rouvrirent pour voir un sourire d'une oreille à l'autre sur le visage de la barde. Elle ne put s'empêcher de sourire en retour.

 

"J'aime la façon dont tu réagis à ma caresse." dit Gabrielle d'une voix rauque alors que son pouce bougeait à nouveau, obligeant Xena à étouffer un grognement dans sa gorge.

 

"Je... j'aime ta caresse... beaucoup." dit Xena à travers des soupirs alors que les doigts de la barde devenaient plus curieux. L'index et le pouce gardaient prisonnier le téton.

 

"Je vois cela." la taquina la barde alors que ses doigts pinçaient et relâchaient le téton. Elle joua un court instant avant de le libérer de sa douce torture. Elle regarda pensivement Xena, puis avec désir et envie. "Xena, voudrais-tu..."

 

"Tout ce que tu veux, Gabrielle. Dis-moi simplement ce que tu veux." L'esprit de Xena chancelait déjà à la pensée que Gabrielle la laissât la caresser d'une façon plus intime.

 

"Je veux que tu...m'embrasses comme je t'embrasse... mais un peu plus." Elle commençait en fait à rougir. Elle tendit le bras et passa son index légèrement le long de la lèvre inférieure de Xena. "Je sais que tu seras gentille avec eux." Ses yeux s'abaissèrent vers les seins de Xena, indiquant l'endroit de son corps où elle voulait sentir la bouche de la guerrière.

 

"Très gentille." corrigea Xena en pressant doucement Gabrielle sur le lit. Elle s'appuya sur un coude et déposa de doux baisers sur le visage et le cou de Gabrielle, imitant les mouvements que la barde avait faits auparavant. Elle plaça un chapelet de baisers sur le haut du torse de Gabrielle, puis s'arrêta et la regarda d'un air interrogateur. Xena s'inquiéta quand elle vit l'inquiétude et une légère peur sur le visage de Gabrielle. "Gabrielle, nous ne sommes pas obligées de faire cela."

 

"Chut." Elle posa un doigt sur les lèvres de Xena, une des rares fois où elle voulait que la guerrière soit silencieuse. "Je le veux, mais je suis nerveuse... et peut-être un peu effrayée." Gabrielle avait une expression sérieuse dans son regard. "Mais je te fais confiance, Xena. Vraiment."

 

Xena remonta et déposa un gentil baiser qui exprimait l'amour profond qu'elle avait. Elle embrassa en descendant, jusqu'à ce qu'elle atteignît le sein gauche de Gabrielle. Elle commença au bord le plus éloigné, les lèvres de Xena descendirent tendrement se presser et commencèrent à tourner en rond. Le cercle se rétrécissait à chaque passage, rendant les deux femmes à moitié folles d'impatience. Les yeux de Gabrielle étaient ouverts, sa tête légèrement soulevée pour regarder Xena faire l'amour à ses seins. Chaque mouvement que faisait Xena exprimait sa grande adoration et son amour. Elle n'était ni pressée ni en hâte. Xena voulait savourer le toucher, la sensation du jeune sein de la barde. Elle caressa de sa joue la ferme rondeur, inspirant la sensation de cette chair pour laquelle elle brûlait depuis si longtemps. Sa langue sortit et caressa doucement la peau. Gabrielle réagit aussitôt, gémissant doucement et pressant son corps contre celui de la guerrière. Gardant sa bouche au-dessus de la chair tendre, elle sortit la langue et goûta le téton de la conteuse d'histoires, d'abord avec hésitation, puis avec de caresses plus fermes quand elle sentit la barde arquer son dos.

 

"Ouiii." grogna Gabrielle doucement en fermant les yeux. Ses doigts se glissèrent d'eux-mêmes dans la chevelure sombre, ses mains pressèrent Xena contre son sein, demandant plus. En n'utilisant que ses lèvres et sa langue, Xena caressa le téton maintenant durci, alternant entre de gentils coups du bout de la langue et des baisers plus fermes des lèvres. Gabrielle se tordait sous les sensations, laissait son corps profiter de cette douce caresse jusqu'à ce qu'elle ressentît la passion monter au-delà du niveau où elle pouvait la conserver. "Assez." murmura-t-elle.

 

Si concentrée qu'elle était à donner du plaisir à la conteuse d'histoires que Xena manqua presque le mot murmuré. Elle redressa rapidement la tête, étudiant son visage pour y déceler des signes de douleur ou d'inconfort. L'intuitive femme réalisa ce que pensait la guerrière. "Ce que tu fais est bien, Xena. J'ai juste besoin d'arrêter." Elle attira la guerrière pour un baiser profond avant qu'elles ne se réinstallassent dans le lit, nues et blotties l'une contre l'autre.

 

"Gabrielle, est-ce que j'ai fait quoi que ce soit..."

 

"Non, mon amour. Tu étais très douce et aimante. J'ai... aimé cela."

 

"Moi aussi. C'est bon de savoir que tu réagis à mes caresses aussi." Xena rougit légèrement en admettant son impuissance face aux caresses de la barde. "Nous avons tout le temps du monde, Gabrielle, il n'y a pas besoin de presser quoi que ce soit."

 

"Je sais." répondit la barde. "C'est pour cela que j'ai arrêté. Cela avait beau être bon, je savais que si je ne stoppais pas tout de suite, cela aurait conduit à quelque chose de plus. Je ne suis pas sûre d'y être déjà prête." Un sourire espiègle se forma sur le visage de la conteuse alors qu'elle se retournait pour regarder les yeux bleus qu'elle aimait. "Mais les parties pour lesquelles j'étais prête étaient... "Elle l'embrassa. "Très... très... bonnes."

 

Xena se sentit fondre sous l'assaut de baisers. Gabrielle le sentit aussi et elle décida d'avoir pitié de la libido de la pauvre guerrière. "Désolée, je suppose que je me suis laissée emporter." dit Gabrielle d'un air penaud. Xena grogna et ébouriffa gaiement les cheveux de la barde, contente de ne pas voir un air paniqué dans les yeux de Gabrielle à ce contact inattendu.

 

"Essaie seulement de ne pas me tuer, okay ?" Les deux femmes rirent tout bas et s'embrassèrent à nouveau avant de s'installer enfin pour se reposer.

 

Gabrielle fut complètement ravie de se réveiller avant sa compagne. Le visage de Xena était calme, serein quand elle dormait. Avec plus de curiosité qu'une chatte, la barde repoussa les couvertures, révélant le corps tanné de Xena à la lumière du matin. Elle étudia la femme nue à la lumière du petit matin, gravant dans sa mémoire chaque pouce de la chair de la guerrière. Son regard tomba sur le triangle de fourrure qui couvrait le sexe de Xena. Gabrielle déglutit en pensant à ce qui se cachait près des poils bouclés. En remontant son regard, elle vit que les yeux bleus ne s'étaient pas ouverts. Son désir dicta ses mouvements alors qu'elle posait sa main sur le corps de la femme endormie. Gabrielle laissa errer ses doigts paresseusement sur les seins. Elle caressa légèrement la peau satinée autour du téton, souriant quand elle le vit réagir à sa caresse. Un regard rapide lui apprit que la guerrière dormait toujours. Incapable de résister, Gabrielle fit courir ses doigts vers l'abdomen ferme, s'arrêtant juste devant les poils bouclés et foncés. Elle tint sa main un peu au-dessus du triangle de fourrure, le caressant doucement avant de passer ses doigts à travers le buisson épais. Elle était enchantée de la sensation des poils bouclés, tellement en contraste avec les longs cheveux raides de la tête de Xena. Les paupières de Gabrielle se fermèrent à moitié quand ses doigts firent des huit paresseusement dans la masse de poils pubiens de Xena. Elle laissa ses doigts glisser plus bas, touchant à peine l'endroit où le corps de Xena s'ouvrait pour révéler ses trésors.

 

"Je vois que ton appétit ne se limite pas à la nourriture, ma petite barde." dit doucement Xena. Gabrielle rougit furieusement, mais ne fit pas d'effort pour retirer sa main ou arrêter ses doigts baladeurs. Elle remarqua avec plaisir que la poitrine de Xena montait et descendait plus rapidement et que sa respiration s'accélérait.

 

"On dirait bien." répondit-elle prosaïquement. Gabrielle fixa son regard sur le visage de Xena alors que son doigt glissait entre les lèvres et qu'il y trouvait une humidité chaude qui lui coupa le souffle. Le contact obligea Xena à fermer les yeux et ses hanches s'arquèrent involontairement contre la caresse bienvenue.

 

"Tu sais que tu me rends folle parfois." dit Xena à travers ses dents serrées.

 

"Bien, j'aime quand on a de la suite dans les idées." la taquina Gabrielle en retour alors qu'elle faisait glisser son doigt plus profondément dans la moiteur crémeuse. "Oh, Xena. Tu es si... mouillée." Elle descendit sa bouche pour réclamer les lèvres accueillantes de la guerrière. Une série de baisers vertigineux, le doigt de la barde resta immobile entre les plis tendres. Gabrielle leva la tête légèrement, son inexpérience la faisait hésiter. "Je ne sais pas quoi faire." admit-elle doucement.

 

"Que veux-tu faire, Gabrielle ?" demanda Xena, sa voix était douce alors que son corps criait et implorait la libération. Elle était réveillée depuis que la couverture avait été repoussée.

 

"Je veux te faire l'amour." La faim des yeux de Gabrielle était concurrencée par la faim de sa voix. Elle se pencha pour prendre un autre baiser de Xena, cette fois avec plus de passion. Incapable de résister, Xena l'embrassa en retour, révélant la profondeur de son désir et de sa passion. La guerrière fit descendre sa propre main et couvrit la petite de la barde, guidant les doigts au bon endroit et leur montrant comment bouger. Xena gémit au contact de sa main sur celle de Gabrielle, contre son sexe. Elle avait voulu ceci depuis si longtemps. Xena écarta les jambes plus largement pour donner un meilleur accès. Cela donnait aussi une meilleure vue, tout au plaisir de la barde. "Si mouillée." murmura-t-elle alors que ses doigts commençaient à bouger indépendamment des plus grands, pressés contre eux.

 

"Dieux, Gabrielle." Les doux gémissements de Xena emballaient la conteuse. Elle voulait voir le visage de Xena, regarder dans les yeux bleu saphir et y voir l'amour qu'elle savait être là, rien que pour elle. Elle prit son temps, fixant d'abord l'estomac tendu, puis passant par les seins toujours érigés, vers la gorge puissante jusqu'à ce qu'elle atteignît son but. Gabrielle garda ses yeux fixés sur le visage de Xena quand leurs mains bougèrent à l'unisson contre son sexe. Elle l'étudiait, apprenant ce qui lui donnait du plaisir et ce qui ne lui en donnait pas, pendant que ses mains et ses doigts apprenaient la même leçon plus bas. Xena fit de son mieux pour garder les yeux ouverts, mais les doigts doux et inquisiteurs de son amante continuaient à ôter tout contrôle de son esprit. De petits gémissements et grognements s'échappaient de la bouche de Xena alors que sa passion montait plus haut. Les yeux de Gabrielle enregistraient tout, la respiration accentuée, les sons, tous ces signaux qu'elle avait tant attendus de voir. Les doigts de Xena pressèrent durement contre les siens, les forçant à plus de vitesse et de pression alors que ses hanches montaient et que sa tête roulait en arrière.

 

"Oh... oh Gabrielle... n'arrête pas... oh dieux, n'arrête pas." Son corps bougeait de lui-même et Gabrielle avec lui, utilisant ses doigts pour accélérer le rythme encore plus que Xena. La barde remarqua l'augmentation de l'humidité alors que la sève coulait librement de la femme excitée. Les yeux de Xena étaient serrés fermement alors qu'elle approchait du sommet. Le nom de Gabrielle fut tiré en longueur en sortant de la bouche de Xena avec un rugissement alors que des lumières et des couleurs dansaient devant ses yeux. Une vague d'énormes proportions la parcourut au moment où elle jouit. Son corps resta crispé, maintenant les doigts de Gabrielle contre elle, pendant plusieurs secondes avant qu'elle ne retombât toute molle sur le lit. La sueur roulait sur ses tempes et de petites larmes coulaient de ses yeux.

 

Gabrielle tint bon lorsque l'orgasme de Xena frappa. Elle sentit la sève couler contre ses doigts, emplissant l'air du parfum de Xena. Quand sa bien-aimée retomba toute molle sur le lit, Gabrielle était là pour ôter de ses baisers les larmes et remettre en place les cheveux foncés qui lui collaient aux tempes. Elle déposa de gentils baisers, alors qu'elle murmurait des mots tendres à sa guerrière, son amante, son âme-sœur. "Je t'aime, Xena." Elle caressa les cheveux corbeau.

 

"Je t'aime, Gabrielle." Xena lui retourna le baiser, utilisant ce qu'il lui restait d'énergie. "Donne-moi un instant pour retrouver mon souffle." Elle prit plusieurs inspirations, sans qu'aucune ne semblât lui ramener son énergie. Gabrielle ne put s'empêcher de glousser d'un air content de soi. Xena leva un sourcil et la regarda. "Oui ?"

 

"Je suis désolée." Elle gloussa à nouveau. "C'est juste que je n'aurais jamais pensé que j'étais capable de t'épuiser comme ça. Je pensais que tu avais plus de..." Elle voulait le mot juste. "... résistance, ouais... Je pensais que tu avais plus de résistance que cela." Elle reçut un petit coup dans les côtes pour ses taquineries. Xena passa ses doigts à travers ses cheveux foncés, les enlevant de son visage.

 

"D'habitude j'en ai, ma petite barde. D'habitude, je ne suis pas si... épuisée après." A la grande consternation de Xena, un énorme sourire éclata sur le visage de Gabrielle. "Quoi ?" demanda-t-elle, légèrement ennuyée par l'expression sur le visage de la conteuse.

 

"Je vais prendre ça comme un compliment." dit-elle d'un ton suffisant. La barde devint pensive. "Je me demande si cela sera comme cela tout le temps ?" Xena grogna lourdement.

 

"Par les dieux, j'espère que non. Je ne pense pas que mon corps pourra le supporter." Elle couvrit ses yeux de ses mains robustes et secoua la tête d'un mouvement exagéré.

 

La voix de Gabrielle descendit jusqu'à un ton séducteur alors que ses doigts couraient sur le ventre de Xena, se pressant vers le téton brun de la guerrière. "Hé bien, je suppose qu'il va falloir que nous vérifiions cela." Ses doigts se refermèrent sur la tendre chair, la pressant fermement. Xena haleta, puis un gémissement quand son corps réagit.

 

"Tu… vas… me… tuer." laissa échapper Xena entre ses dents serrées et des halètements. Les doigts hardis de Gabrielle testaient ses limites, apprenant pour elle-même exactement ce que Xena voulait et ce dont elle avait besoin Le pouvoir qu'elle venait de trouver était un aphrodisiaque qui la remplissait d'un sentiment de contrôle. Elle se pencha jusqu'à ce que sa bouche fût près de l'oreille de Xena. De sa voix la plus douce et la plus sexy, elle murmura.

 

"Nous verrons." La main de Gabrielle descendit pour atterrir entre les jambes de Xena. Cela promettait d'être une longue journée.

 

"Un peu raide ?" taquina Gabrielle alors qu'elles se dirigeaient vers la hutte-restaurant. Ephiny avait fait un détour et stoppé à leur chambre et rappelé à Gabrielle que les autres gens du village voudraient bien la voir de temps en temps. Même si Xena s'était renfrognée à ce commentaire quand il avait été dit, elle était secrètement reconnaissante que quelqu'un se fût montré pour la sauver du vorace appétit de la jeune femme. Xena se fit mentalement la note de boire un tas de liquides au petit déjeuner. Elle était sûre de ne plus en contenir, tout spécialement après l'appel au réveil de Gabrielle ce matin.

 

"C'est ta faute." répliqua Xena. "Je vais me porter volontaire pour le service de sentinelle pour juste échapper aux demandes de la reine."

 

"Oh non, certainement pas. Tu es à moi et tu n'iras nulle part."

 

"Tu veux vraiment me tuer, n'est-ce pas ?"

 

"Non, je veux te nourrir." dit Gabrielle en souriant avec malice. "Mange de bon cœur. Tu auras besoin de toute ton énergie." Un long grognement lui répondit.

 

Malgré la constante attention que Xena avait subie de sa petite Amazone, le plaisir n'était pas retourné. Le plus que Gabrielle permettait à Xena, c'était de faire l'amour à ses seins, et encore, juste pour un court instant. Il y avait quelque progrès, cependant. Gabrielle avait pressé le bas de son corps contre la jambe de Xena plus souvent, pendant qu'elles faisaient l'amour. La guerrière prenait ça comme le signe que Gabrielle pourrait bientôt surmonter sa douleur.

 

"Gabrielle, nous avons besoin de parler." Des mots que la barde avait rarement entendus jaillissaient des lèvres de la guerrière. Elles étaient toutes deux assises sur le lit, jambes croisées, se regardant l'une l'autre. Le regard des yeux bleus disait à la jeune femme ce dont il s'agissait.

 

"Xena, je ne veux pas." Elle baissa ses yeux sur ses mains.

 

"Gabrielle, il le faut. Il faut que tu dises ce qui est arrivé, si ce n'est pas à moi, alors à quelqu'un d'autre." suppliait Xena. "Gabrielle, si tu ne peux pas en parler, peux-tu l'écrire ? Allez, mon amour, tu n'as plus rien écrit depuis des mois."

 

"Je ne peux pas." Gabrielle commença à pleurer. "Je le veux, je ne peux pas. Je ne peux même pas commencer à y penser."

 

"Pourquoi, Gabrielle ?" Les bras de Xena s'enroulèrent autour de sa bien-aimée. "Ils ne peuvent plus te faire de mal. C'est du passé tout cela."

 

"J'ai peur…" La petite barde commença à pleurer doucement. "J'ai peur… si tu savais…"

 

"Gabrielle." Xena tourna le menton de la jeune femme pour rencontrer son regard. "Je t'aime. Rien ne va changer cela, tu m'entends, rien. Il n'y a rien qu'ils auraient pu te faire qui aurait changé mes sentiments pour toi."

 

Il y eut une longue pause alors que Xena attendait que Gabrielle parlât. "Je… je veux que tu saches. Je veux que tu saches ce qu'il m'est arrivé. Mais… je ne pense pas que je puisse te le dire." Les larmes coulaient librement sur son visage. "Je ne peux pas… te dire les mots." Elle s'effondra dans les bras de Xena, se réfugiant sur la poitrine de son amante. Xena la maintint tranquillement pendant de longs moments.

 

"Gabrielle." Elle redressa la tête de la barde pour la regarder. "Si tu ne peux pas dire les mots, alors, écris-les."

 

Gabrielle s'assit à la table de la bibliothèque, plume en main, et regarda le parchemin blanc. Xena s'assit tranquillement à côté, lisant des manuscrits de combats tactiques et de méthodes. Elles étaient là depuis presque une chandelle, sans que la main de la barde ne s'activât. Xena s'inquiétait que Gabrielle ne finît pas renoncer. Enfin, la plume alla à l'encre, puis des mains tremblantes amenèrent la plume au parchemin. Xena arrêta de lire le manuscrit et regarda le visage de sa bien-aimée tandis qu'elle écrivait. A chaque fois qu'elle voyait des larmes commencer à tomber, Xena se rapprochait pour la consoler. Plusieurs fois, Gabrielle dut poser la plume et chercher du réconfort dans les bras de Xena.

 

La nuit était presque tombée au moment où Gabrielle reposa la plume et roula le manuscrit. "J'ai fini." dit-elle doucement. C'était presque les premiers mots qu'elle prononçait depuis qu'elles étaient entrées dans la bibliothèque.

 

"Veux-tu que je le lise ?" demanda gentiment Xena.

 

"Je ne sais pas si je pourrais supporter de te regarder pendant que tu le lis." La voix de Gabrielle trahissait sa crainte. Xena sourit et posa sa main sur celle de la barde.

 

"Mon amour, écoute-moi. Je peux bien éprouver différentes émotions en lisant ceci, mais rien de ce que je vais lire dans ce manuscrit ne changera mes sentiments pour toi ou la profondeur de mon amour pour toi. Si tu es effrayée de ma réaction, ne le sois pas."

 

Les yeux de Gabrielle s'abaissèrent et se fermèrent alors qu'elle prenait sa décision. "Lis-le seule. Je vais aller me coucher par-là." Elle se leva et alla vers un banc molletonné à l'autre bout de la pièce. Elle s'allongea là, épuisée par l'effort émotionnel, et s'endormit rapidement.

 

La lecture fut particulièrement dure pour Xena. A plusieurs reprises, la stoïque guerrière en fut réduite aux larmes alors qu'elle lisait le compte-rendu d'horreur de Gabrielle. Avec son flair normal de barde pour l'exhaustivité, le manuscrit contenait plus qu'un simple compte-rendu physique. Il contenait les pensées de Gabrielle et ses sentiments pendant le supplice. Les cauchemars qui la poursuivaient, les réactions qu'elle connaissait, tous les minuscules aspects de sa vie qui avaient changé depuis l'agression.

 

Dès que Xena commença à lire, elle réalisa que Gabrielle écrivait son rôle dans toutes choses. Le manuscrit racontait comment Gabrielle s'était sentie quand elle avait entendu la première fois son cri de guerre au campement, comment elle avait su que tout était fini, qu'elle allait bientôt être en sûreté. Chaque mouvement que Xena avait fait et ce qu'avait ressenti Gabrielle était révélé dans ce parchemin. Cela l'émut aux larmes, cette fois pour une raison différente. Elle finit de lire et roula le manuscrit. Les coudes sur la table, Xena portait sa tête de ses mains, ses doigts couvraient ses yeux et elle laissait son esprit digérer tout ce qu'elle venait de lire.

 

"Dis quelque chose." La voix de Gabrielle était juste derrière elle. Xena avait tellement été plongée dans ses propres pensées et sentiments qu'elle n'avait pas remarqué que la barde s'était réveillée. "J'ai besoin que tu dises quelque chose."

 

"Je t'aime, Gabrielle." Elle leva la tête de ses mains et regarda la barde qui était maintenant près de son épaule gauche. "Je t'aime plus que jamais. Tu es une femme brave et courageuse. Quand as-tu appris à être si forte ?" Les bras de Xena descendirent attraper son amante qui tombait sur ses genoux. Elle tint la barde, la berçant doucement en murmurant des mots d'amour dans son oreille.

 

"Tu m'aimes toujours." dit Gabrielle doucement contre la poitrine de Xena.

 

"Je t'aime plus que jamais, Gabrielle." répondit-elle en embrassant les cheveux de miel devant elle.

 

 

 

Suite dans la partie cinq (conclusion)